Chips de peau de pomme de terre

Notre planète se meurt. C’est triste. Mais bon, ça veut pas dire qu’on peut pas essayer de faire des trucs pour ralentir ce processus. Surtout que je suis le parrain d’une petite Nina depuis maintenant 4 jours, et que ça serait sympa de lui laisser une planète. Pas forcément plus propre. Juste une planète quoi. Parce qu’on a vu ce que ça donne, la vie sur pas de planète dans Battlestar Galactica. DONC voici une recette anti-gaspi qui, si elle ne sauve pas la planète, limite les dégâts, et est bien bonne. Car qui n’aime pas les chips ?

L’invention des chips remonte à l’époque où, c’est bon, on mange à peu près des patates partout dans le monde, donc vers la moitié du XIXe siècle. Elles sont les petites soeurs des frites, car avant de faire frire des rondelles de pomme de terre fines, l’être humain, pas fou et assez flemmard, s’est d’abord contenté de les couper en bâtonnets.

La recette de chips présentée ici, en plus d’être anti-gaspi, est techniquement aussi plutôt healthy et végane. Après, comme on le verra, on peut très facilement la rendre beaucoup moins healthy et végane.

Ingrédients pour 2-3 personnes

  • La peau d’environ un kilo de pommes de terre cuites en suivant cette méthode. La recette de purée sera d’ailleurs bientôt mise en ligne sur le présent blog.
  • Un peu d’huile d’olive.
  • Du sel.

Etapes de la recette

  1. Préchauffer le four : Le côté environ healthy de la recette vient du fait que les frites sont cuites au four, pas en friture, limitant donc l’excès de graisse sur les produits finaux. Aussi, avant toute chose, préchauffez votre four à 180°C-200°C.
  2. Découper : Sur un plan de travail propre, étalez fièrement les peaux de pomme de terre. Observez-les pendant 1 minute, en prenant un air satisfait, puis demandez-vous ce que vous être en train de faire de votre vie, à poser, fier comme Artaban, seul, dans votre cuisine de 3 m2. Reconnaissez que c’est un peu ridicule.

    Une fois vos esprits revenus, découper les peaux en bandelettes. On en découpe facilement 3 ou 4 par demi-peau de pomme de terre.

  3. Préparer les chips : Pas super inspiré pour le titre de la 3e étape. De fait, vous êtes en train de préparer vos chips depuis le début, hein. Bon, bref. Une fois les peaux découpées, vous les étalez uniformément sur une plaque allant au four, anti-adhésive si possible, sur une seule couche, pour une croustillance de chaque chips (ou chip… « chips » est-il un mot invariable ?) Vous recouvrez d’un peu d’huile d’olive, vous touillez bien avec les doigts pour enrober chaque bandelette, et enfin vous assaisonnez d’un peu de sel fin. Vous prenez une photo floue, puis vous enfournez pendant 20 à 30 minutes.

    A la sortie du four, les chips doivent ressembler à ça. Pour reproduire l’effet de flou, bougez très vite la tête de gauche à droite, pour tromper la persistance rétinienne.

  4. Manger : Mettez donc ces chips dans des petits bols parfaits pour l’apéritif (en prenant soin de ne pas vous brûler). Mais vous pouvez aussi aller plus loin et transformer cette réserve raisonnable de calories en bombe de cholestérol. Par exemple en faisant des sortes de nachos :

    Pour ce faire, c’est très simple. Pendant que les chips sèchent/cuisent, faites cuire un steak de protéine (mes favoris sont les pièces de boeuf à griller pas trop chères – bavette ou hampe, par exemple – ou le blanc de poulet ; je pense que ça marche avec du seitan ; évitez le poisson). Le mieux, c’est évidemment de les griller très vite (il y a une autre phase de cuisson, c’pour ça), au barbecue si vous avez cette chance, ou à la poêle. La cuisson doit vraiment être flash. La protéine prête, laissez-la reposer si elle est d’origine animale, à peu près aussi longtemps que le temps de cuisson.

    Après, découpez-la en bouchées. Répartissez les chips dans un plat allant au four, recouvrir de protéines, puis de fromage qui fond (ici, du cheddar, mais du gruyère râpé, du comté, de la mozza pas trop aqueuse… feront très bien l’affaire). Enfournez dans le four chaud des chips pendant 5 minutes, le temps que le fromage fonde délicieusement.

    A la sortie du four, parsemez de petits piments, de guacamole, de crème fraîche… enfin, faites-vous plaisir, quoi, parce que bon, là, les besoins énergétiques journaliers ont été largement dépassés, alors pourquoi se gêner ?

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