3 recettes avec 3 ingrédients

Parce qu’on a pas toujours le temps, l’argent ou les deux, et qu’on veut mongey bien bon, il est parfois salutaire d’avoir sous le coude des recettes faciles à préparer et à moindre coût. Parce que c’est pas parce qu’on est pressé et/ou pauvre qu’on doit se contenter de manger du caca aussi. Voici donc 3 recettes à l’investissement temps/argent limité mais qui ont le goût du bonheur. Bonus : elles ne comportent – dans leurs versions les plus simples – que 3 ingrédients (4 si on considère le sel comme un ingrédient à part entière – ce qu’il est, mais bon, hein, ça casse mes effets, donc cessez SVP). Le concept de ces recettes repose sur l’adage un peu facile et validé par les différents régimes politiques chinois qui ont traversé l’histoire : la somme est supérieure à l’ensemble des unités. A partir de trois ingrédients un peu plan-plan, vous pouvez faire des plats très très bons. Sur-bonus : les recettes sont végétariennes. Sur-sur-bonus : cette vidéo random (je suis en vacances/chômage, je peux pas tout le temps penser à des trucs « witty » – comme disent les américains – en adéquation avec les recettes ; et ce groupe est bien alors quoi).

Spaghetti Aglio e Olio

Un classique italien qui m’a sauvé un bon nombre de fois quand j’étais étudiant et encore aujourd’hui en fait aaaaaaaaaaah je suis plus étudiant depuis… depuis trop longtemps… aaaaaaaah le temps qui passe inexorablement aaaaaaaaah aaaaaaaaaaah aaaaaaaaaaaaaaah. Bonjour. Bon, alors, cette recette, en plus d’être simple, délicieuse et peu coûteuse, a l’avantage d’avoir un nombre limité d’ingrédients, ce qui fait que les éventuels débats sur la présence ou non de crème dans la sauce ou autre n’ont pas lieu d’être. Mais trêve de bavardage, passons à la liste des ingrédients :

  • Des spaghetti : c’est un plat unique, donc compter environ 100 à 120 grammes de pâtes par personne. Après, je vous demande pas de peser au gramme près, hein, faudrait être cinglé. Mais faites gaffe à pas en faire trop non plus : ça se réchauffe pas super. Notez que ça peut se faire avec d’autres pâtes longues comme les linguine, les capellini voire les tagliatelles, j’imagine.
  • De l’ail : 2 gousses normales par personne ? Faut que ça goûte l’ail, quoi. Y’a que 3 ingrédients, je rappelle, donc autant maximiser les goûts. Et évitez l’ail qui traîne dans le tiroir depuis un mois. Optez pour de l’ail quand même un peu frais, qui colle aux doigts quand on l’épluche.
  • De l’huile d’olive. Bon, alors, ouais, la bonne huile d’olive peut atteindre des prix invraisemblables au baril. Aussi, faites en fonction de vos moyens.
  • Du sel et du poivre, mais on a dit que ça comptait pas.

Je suis pas l’UFC que choisir là, mais je pense que le coût de cette recette ne doit pas dépasser les 60 cents par assiette (la moitié du coût est à imputer à l’huile d’olive). Ce qui est cool. Maintenant, passons à la réalisation :

  1. Découper l’ail : Parce qu’éplucher de l’ail (le hack du tupperware ne fonctionne pas, c’est un mythe inventé par les pure players) et le découper peut prendre du temps, on va faire ça en premier. Donc : prélever la quantité de gousses d’ail désirée sur votre tête d’ail. Les éplucher. Si le germe vous semble trop gros, fendre les gousses en deux et retirer le germe. Enfin, couper en morceaux. La question de la découpe dépend de ce que vous attendez de la vie. Pour de la texture et de la puissance, faites des pas trop gros morceaux. Pour de la finesse, faites des tranchettes d’1 mm d’épaisseur. Pour du brûlé âcre, hachez vos gousses très très fin. Je ne vous déconseillerai jamais assez cette dernière méthode.
  2. Préparer les pâtes : Faire bouillir de l’eau salée en quantité dans un récipient assez vaste (il faut que les pâtes puissent être immergées complètement assez vite). Vous n’avez pas de braisière de 42 cms de diamètre ? CASSEZ VOS SPAGHETTI ET PISSEZ SUR LA TOMBE DE TOUS LES GRINCHEUX QUI DISENT QUE OUIN OUIN FAUT PAS CASSER LES SPAGHETTI. Ils sont morts, qu’est-ce qu’ils vont faire de toute façon ? Le ratio classique dit qu’il faut un litre de flotte pour 100 grammes de pâtes et 10 grammes de sel. Honnêtement, je mesure pas ces trucs, c’est du pif. Mais bon, goûtez l’eau avant de lancer le bouzin. Si vous vous dites « Oh, tiens, de l’eau salée », ça va. Si vous vous dites « Oh, tiens de l’eau douce », rajoutez du sel (si ça n’est pas déconseillé par votre médecin, évidemment). Si vous vous dites rien parce que votre bouche s’est instantanément asséchée et que vous manquez de vous noyez, la tête sous le robinet à boire toute l’eau de la ville de Paris, jetez la tentative de brouet que vous aviez initialement et relancez une marmite d’eau salée, mais moins. Bref, quand l’eau bout, plongez-y vos pâtes, et passez à la suite, en les surveillant de temps en temps, quand même.
  3. Préparer la sauce : Dans une grande poêle ou une sauteuse, mettez de l’huile d’olive. Environ… 2 cuillères à soupe par personne ? On va dire ça. La faire chauffer. Quand vous avez l’impression que c’est chaud (genre on passe sa main à distance raisonnable au dessus de la poêle et on dit « Ah, c’est chaud »), versez l’ail, et FAITES ATTENTION. Remuez sans cesse. L’ail doit cuire, dans le meilleur des cas confire, éventuellement dorer, mais en aucun cas brûler. Il faut faire gaffe. Si vous avez le sentiment que ça va trop vite, baissez le feu ou retirer carrément la poêle de la source de chaleur (et continuez à touiller). La sauce est prête quand l’ail est cuit comme vous aimez.
  4. Assembler : La préparation de la sauce a du prendre 5 minutes. Ca tombe bien ça vous laisse le temps de checker les pâtes. Elles doivent être presque cuites. Après, vous êtes responsables et connaissez vos goûts bien mieux que moi, alors si votre kif c’est les pâtes bien cuites, qui suis-je pour juger ? En tout cas, quand les pâtes sont presque cuites à votre convenance, égouttez-les et récupérez un peu d’eau de cuisson. Versez les pâtes égouttées dans la poêle de la sauce (c’est pour ça que la poêle doit être grande), ajoutez un peu d’eau de cuisson pour émulsionner légèrement la sauce, touillez, ET FINISSEZ LA CUISSON DES PÂTES DANS LA POÊLE, HA HA HA HA HA HA HA HA ! Touillez constamment ce bazar, pour que les goûts (rappel : il n’y a que 3 ingrédients) se répartissent bien.
  5. Manger : Servez sans trop attendre. Vous pouvez bien évidemment pimper la recette si vous êtes un bourgeois, en ajoutant du piment à l’ail lors de la confection de la sauce, en finissant la cuisson avec un jus de citron jaune, ou encore en parsemant votre plat de pâtes de persil plat. Mais la version en 3 ingrédients fonctionne très bien toute seule, et vous devriez la goûter au moins une fois comme ça.

Tamago Kake Gohan

Cette recette est la raison pour laquelle cet article est classé en « végétarien » et pas en « vegan ». Il y a du zeuf dedans. Le tamago kake gohan – littérallement oeuf sur du riz – est un classique du petit déjeuner japonais. Comme les pâtes aglio et olio, cette recette m’a sauvé pas mal de fois étudiant. Aujourd’hui, je le mange quand j’ai pas trop le temps.

Pour préparer ce plat, il vous faudra :

  • Du riz. Environ 60 grammes par personne, soit un demi-verre à moutarde Amora avec Obélix ou les Schtroumpfs dessus. Pour le riz, faites en fonction de vos moyens, encore une fois. L’idéal est bien sûr le riz à grain rond dit « riz japonais » ou « riz à sushi », mais bon, claquer 4 euros dans un sachet de 500 grammes de riz pour une foutue recette supposée être pas cher, merci mais non merci. Et en plus, on en trouve pas partout, donc faut aller en épicerie asiatique, et c’est des démarches. De fait, dans mes jeunes années, je faisais cette recette avec n’importe quel type de riz qui me tombait sous la main, et ça marchait très bien. Le secret, c’est la cuisson du riz, pas le riz lui-même.
  • De l’oeuf. Un par personne. En ces temps d’oeufs contaminés au fipronil, je vous recommande d’opter pour des oeufs de qualité. Parce que bon, on va les manger crus, et si vous pouviez éviter de chopper une saloperie à cause de ma recette, ça m’arrange mieux.
  • De la sauce soja. Salée, la sauce soja.

L’ensemble coûtera environ 60 cents par portion, encore une fois, prix calculé avec un riz blanc standard de marque distributeur, un oeuf bio et une sauce soja toute con. Comme la recette du haut, c’est pimpable, on reviendra là-dessus en fin de recette. D’ailleurs, la recette commence… MAINTENANT !

  1. Préparer le riz : C’est la partie la plus longue de la recette, surtout si vous avez opté pour un riz qu’on doit rincer 1000 fois pour en ôter les impuretés. Mais passons. Dans une casserole à fond épais équipée d’un couvercle, versez votre riz uniformément. Puis versez de l’eau froide dessus. L’ASTUCE EST LÀ : il faut que le volume d’eau entre la surface du riz et la surface de l’eau équivaille à la hauteur de la première phalange de l’index d’un adulte normalement constitué. A l’écrit, c’est extrêmement pas clair, aussi, voici une illustration :

    C’est tout de suite beaucoup plus clair. Certains laissent le riz reposer avec l’eau pendant 20 à 30 minutes. Si vous n’avez pas le temps, c’est pas grave, mais bon, si vous pouvez le faire, c’est mieux quand même. Mettez la casserole sur le feu, couvrez, et laissez cuire à feu moyen, pendant genre 15 minutes. NE DÉCOUVREZ PAS LA CASSEROLE. Une fois que l’eau a été absorbée, laissez reposer, TOUJOURS À COUVERT, pendant une dizaine de minutes. Le mieux pour tout contrôler est donc d’avoir un couvercle transparent. Vous allez certainement foirer vos premiers tests, et c’est comme ça que vous allez apprendre, et devenir des génies de la cuisson du riz. Alternativement, vous pouvez opter pour la cuisson en rice cooker, qui est l’ustensile électronique que j’utilise le plus chez moi. Vous pouvez aussi opter pour une cuisson à la créole, qui est le nom fancy pour dire que vous allez les faire cuire comme des pâtes. Dans tous les cas, vous avez besoin de riz cuit et fumant et légèrement collant. Donc démerdez-vous.

  2. Assembler : La version traditionnelle de la recette veut que l’on mélange les 2 autres ingrédients de la recette ensemble, à part, avant de les verser sur le riz. Mais qui a le temps de salir un bol de plus pour une recette expédiée en 20 minutes ? Donc servez une portion de riz dans un bol, cassez un oeuf dessus, ajoutez un splash de sauce soja (au goût – la sauce est très salée), et touillez frénétiquement pendant une vingtaine de secondes. Va alors se produire la magie : le riz va devenir certes un peu gluant, mais surtout doré. Ca va commencer à sentir bon, et vous allez vous jeter dessus. Et vous avez bien raison, car il est l’heure de :
  3. Manger : C’est évidemment meilleur quand c’est tout chaud. Vous pouvez vous la jouer grand propriétaire terrien en ajoutant également des morceaux de feuille d’algue nori (ou de la poudre de nori), des graines de sésame torréfiées, du furikake (cherchez par vous-même ce que c’est sur l’Internet), du natto, des oeufs de saumon, des langues d’oursin… Là, sur cette photo mal cadrée, j’ai ajouté du sésame et des brisures de nori que j’ai fait traîner dans de l’huile de sésame auparavant. Car c’est comme ça que je roule.

Truc sans nom avec des légumes qui traînaient

Ce nom super original vous est offert par : l’absence d’inspiration ! L’absence d’inspiration, elle sera toujours là pour vous. Après ce message de notre sponsor, découvrons ensemble le visuel de la recette :

Bon, on va pas se mentir, j’ai bricolé ce truc à l’arrache ce midi, alors que je réfléchissais à quelle pourrait être la 3e recette de ce post. Donc bon, voilà, hein. Mais c’est très bon, hein ! Et aussi, peut-être que c’est la recette la plus cheatée de l’article, puisqu’elle a en gros 3 ingrédients, mais peut-être aussi un peu plus. D’ailleurs, en parlant d’ingrédients, pour un bol de cette mixture végétale, il vous faudra :

  • Une courgette de taille standard. Pas grand chose à dire ici, la courgette m’inspire peu en tant que telle.
  • Une poignée de petits pois surgelés. Parce que c’est souvent bien moins cher que les petits pois frais, moins contraignant à préparer, qu’on peut en avoir toute l’année, et que c’est bien meilleur que les petits pois en boîte.
  • Une échalote. C’est plus petit qu’un oignon, donc en terme de dosage, c’est plus simple. Et je trouve le goût de l’échalote plus fin.
  • De l’huile d’olive. On va s’abstenir de mettre du beurre, pour garder tout ça vegan friendly, mais bon, on aura pas la même émulsion.
  • Du sel et du poivre.

C’est la recette la plus chère du post. Avec une courgette fraîche, ça va coûter environ 1€70 – 1€80. Mais avec de la courgette surgelée, on arrive à faire descendre le prix à 80 cents. Les produits frais coûtent atrocement chers. En outre, courgette fraîche est désormais mon pseudo pour le prochain JRPG auquel je jouerai. Et donc, si c’est la recette la plus chère, c’est également la plus simple :

  1. Faire cuire les trucs : Dans une sauteuse sur feu moyen, verser de l’huile d’olive. Y faire revenir vite fait l’échalote grossièrement hachée. On ne veut pas forcément de coloration de l’échalote, juste qu’elle soit cuite. Quand elle commence à cuire, justement, ajouter la courgette débitée également en tronçons. Quand elle commence à cuire, ajoutez les petits pois encore congelés. Couvrez, et attendez environ… 5 minutes ? Checkez. Normalement, ça ne devrait pas être complètement cuit (goûtez un petit pois pour constater). Donc laissez cuire. S’il n’y a plus d’eau de cuisson, vous pouvez ajouter une ou deux cuillères à soupe d’eau pour finir la cuisson. ET LÀ, PLOT TWIST, EN FAIT, ON VA COMPLÈTEMENT METTRE DU BEURRE ! Donc voilà, vous avez fait cuire genre 1 ou 2 minutes de plus, il y a encore un peu de jus, alors, BIM, vous mettez une noix de beurre (salé ou doux, I couldn’t care less), et vous allez me touiller tout ça, pour émulsionner et créer une petite sauce de gras délicieuse et végétale. A un moment, il faut saler et poivrer également à un moment. Et bim, c’est prêt, et donc il faut :
  2. Manger : Je ne sais pas trop quoi ajouter. Etant un truc préparer on the go, je l’ai pas encore pimpé, mais j’imagine qu’on peut y ajouter d’autres légumes verts, des trucs comme des lardons ou je sais pas quoi. Je pense également que ça accompagnera très bien une volaille ou un poisson blanc.

Voilà, c’est tout pour moi aujourd’hui. Keep it real.

Une réflexion sur “3 recettes avec 3 ingrédients

  1. Pingback: Géométrie crue | MONGEY LA NOURRITURE

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