Le meilleur sandwich au poulet du monde

Le mois dernier, j’ai commencé une série de recettes « défi » mensuelles à tenir tout au long de l’année. En janvier, c’était le North Carolina pulled pork, parce que j’avais regardé un énième docu sur le barbecue US et du coup j’avais envie d’en manger, et j’ai fait cette liste, que j’ai complété en essayant d’être cohérent avec les saisons et tout. Pour février, j’ai opté pour quelque chose d’un peu plus simple, que j’ai déjà préparé par le passé et qui, à l’instar de tonton Ben, est toujours un succès. Il s’agit du meilleur sandwich au poulet du monde, tout simplement.

DISCLAIMER : ce sandwich est le meilleur sandwich au poulet du monde, MAIS il ne ressemble pas à ce que l’on va traditionnellement considérer comme un sandwich au poulet classique (de tristes morceaux de blanc de poulet bouilli avec de la mayo et des crudités enfermés dans du pain mou). Mais c’est définitivement du poulet qu’il y a dedans, et c’est entre deux tranches de pain. Donc : c’est un sandwich au poulet.

DEUXIÈME DISCLAIMER : cette recette est inspirée d’une recette originale de Cyril Lignac, tirée de son livre Cuisine Attitude, chez Hachette Pratique. Il date de l’époque où Cyril n’était pas encore le pâtissier croquant-gourmand que l’on connaît aujourd’hui, mais la vague incarnation française de Jamie Oliver, avec soul patch et brushing en plus. On m’a offert ce bouquin il y a plus de 10 ans, et si au départ j’étais un peu Pikashook parce que j’étais un jeune branleur cynique, je suis revenu sur mon avis parce que y’a des recettes sympas dedans, dont celle des Galettes de poulet grillées au basilic et au piment d’Espelette qui sont la fondation de la recette à venir. Tout est bon ? Allez, c’est parti !

Ingrédients pour 6 sandwichs

  • 500 grammes de blancs de poulet crus
  • une miche de pain de campagne (avec du son ou du seigle ou un truc un peu robuste en plus du blé, quoi), tranché, parce que ça vous facilitera la vie
  • une boule de mozzarella di buffala
  • un gros oignon jaune
  • un petit oignon rouge (facultatif)
  • un avocat mûr
  • une échalote
  • un citron
  • un gros champignon de Paris (ou assimilé : on veut un gros champignon ferme, consommable cru)
  • un oeuf de poule
  • de la crème fraîche
  • du pesto – que vous vous êtes fait·e chier à faire ou tout prêt, I couldn’t care less
  • des graines de coriandre
  • du piment en poudre (j’utilise du gochugaru parce que c’est ce que j’ai à portée de main et ça coûte beaucoup moins cher que le piment d’Espelette)
  • de l’huile d’olive
  • du beurre
  • du sel et du poivre

Les étapes de la recette

  1. Préparer les galettes de poulet : Il est là le premier point de différenciation : on va conditionner le poulet différemment, et en faire un patty assaisonné et délicieux DE L’INTÉRIEUR. Donc on va commencer par faire dorer dans de l’huile d’olive l’oignon jaune que l’on aura au préalable découpé en cubes de 5 mm d’arête. Quand l’oignon a pris une belle couleur dorée – au bout d’environ 45613 heures (temps ressenti) – vous le réservez, il faut qu’il refroidisse un peu.

    Pendant ce temps, préparez le poulet : découpez en la moitié en cubes de 5 mm à 1 cm d’arête, et mettez les 250 grammes restants dans un robot-mixeur. Dans ce robot mixeur, vous allez également mettre l’oeuf, une bonne cuillerée à soupe de pesto si vous voulez (mais c’est pas obligé), des graines de coriandre, du piment, le zeste du citron, de la crème, du sel, et du poivre. Ces six derniers ingrédients sont à votre discrétion, en fonction de si vous aimez la coriandre, le piment… Notez cependant qu’il faut au minimum 5 cL de crème, histoire d’avoir une texture moelleuse. Et vous mixez tout ça, jusqu’à avoir un smoothie de l’enfer.

    Vous débarrassez ce mélange dans un récipient, puis vous lui ajoutez les dés de poulet, et l’oignon qui a refroidi. Ces deux éléments solides apporteront un jeu de texture plus intéressant. Vous mélangez bien. Bravo, votre appareil à galette est prêt. Là, tout de suite, ça ressemble surtout au vomi de Michael Myers, mais pas de panique. Car il faut une première cuisson à nos galettes. Du mieux que vous pouvez, vous allez former des pâtés pas trop épais (un centimètre d’épaisseur maximum, je dirais), de la forme de vos tranches de pain, SUR une plaque de cuisson antiadhésive. Comme la recette est pour 6 sandwichs, formez 6 pâtés. Puis envoyez au four à 180°C, pendant une vingtaine de minutes. A mi-cuisson, avec de l’essuie-tout, épongez l’eau qui est rejetée à la surface des galettes. Au bout de 20 minutes, ça devrait ressembler à ça :

    Attention, même si c’est plus solide qu’avant cuisson, les galettes restent assez fragiles, donc laissez-les refroidir tranquillement à même la plaque.

  2. Préparer les autres accoutrements : Pendant que les galettes cuisent puis refroidissent, vous allez préparer les autres éléments du sandwich. Vous allez découper l’oignon rouge en fines tranches (si vous avez une mandoline, ça vous facilitera la vie, mais attention aux doigts), et vous allez faire tremper ces tranches dans de l’eau froide additionnée d’un peu de jus de citron (pour que l’oignon perde un peu de son mordant). Egouttez-les au bout de 5 minutes, puis séchez-lez à l’essuie-tout.

    Découpez la mozzarella en tranches que vous allez faire légèrement égoutter (dans une petite passoire ou avec de l’essuie-tout, par exemple).

    Découpez également la tête du champignon DANS L’ÉPAISSEUR, de façon à avoir des disques. A vous de voir pour l’épaisseur, l’intérêt du champignon ici est moins gustatif que de texture (il apporte un petit croquant-mou). Vous pouvez également vous passer de champignon, si vous détestez ça parce que les champignons ont tué votre famille.

    Enfin, faites un guacamole avec l’avocat, l’échalote ciselée, le jus du citron, le sel, la coriandre (que vous pouvez écraser au mortier), et le piment en poudre. Je ne vais pas vous faire l’insulte de vous expliquer comment faire un guacamole.

    Vous avez tout préparé ? On est prêt·e·s pour la troisième étape.

  3. Assembler le sandwich : Les galettes ont un peu refroidi et sont maniables. Parfait, car on va à présent les faire dorer. C’est la deuxième cuisson, celle qui va apporter de la gourmandise à l’ensemble. Dans une poêle, déposez une noisette de beurre ; quand elle a fondu et qu’elle commence à chanter, mettez une, deux ou trois galettes (en fonction de la taille de votre poêle et du nombre de sandwichs que vous voulez préparer à ce moment). On veut une légère caramélisation des galettes, donc on reste à feu moyen et on garde un oeil sur ce qu’il se passe dans la poêle.

    Pendant que ça dore, faites toaster le pain légèrement, pour qu’on ait un peu de croustillant. L’intérêt d’un bon pain de campagne – sur une boule blanche standard – c’est que la matière en plus (seigle, son, sarrasin…) va donner un goût supplémentaire, qui fera du pain non pas un figurant (comme c’est le cas du champignon) mais bien un acteur à part entière dans le sandwich.

    Le pain est toasté, les galettes sont dorées, il faut assembler ! Sur la tranche de pain qui servira de base, étalez un peu de guacamole. Posez ensuite la galette de poulet, puis un peu d’oignon rouge, une ou deux tranches de champignon, et de la mozzarella. Vous refermez avec une autre tranche de pain. Bravo, vous venez de préparer le meilleur sandwich au poulet du monde, SELON MOI.

  4. Mongey : Oui, je dis bien selon moi. Parce que c’est mes goûts, eh ! Vous êtes végétarien·ne et avez malgré tout cliqué sur une recette manifestement carniste ? Le blanc de poulet a assez peu de goût, vous pouvez donc le remplacer par du tofu, qui aura l’avantage d’être plus facile à découper en dés vus que c’est déjà parallélépipédique. Vous détestez la coriandre parce que vous avez le gène qui fait que ça a le goût du savon ? Retirez-là de la recette. Vous adorez le basilic au point de vous lavez les dents avec du basilic parce que vous aimez ça, vous le basilic, ha ha ha ha ha ha ? Calmez-vous, déjà, et ensuite, ajoutez du basilic frais au smoothie pré-cuisson, en plus du pesto. Vous aimez le jus d’abricot et vous dites que pourquoi pas avec du poulet ? Pas de problème, mais venez pas vous plaindre si c’est dégueulasse, c’est votre idée, pas la mienne. Cette recette, comme toutes les recettes (sauf peut-être la pâtisserie) est une base. Servez-vous en comme référence pour les quantités (et encore, vous avez bien vu, c’est super à l’arrache), et adaptez-la pour en faire VOTRE meilleur sandwich au poulet du monde.

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