Parasite : la bouffe comme marqueur social

Salut, ça va ? Je sais que j’ai 4 recettes de retard (ou quelque chose du genre) sur ce blog – notamment rapport aux défis culinaires mensuels – mais pas de panique pour les 3 qui continuent à suivre, ça devrait pas trop tarder, j’ai un peu de temps libre en ce moment (kr kr kr chômage bouh hou hou). CELA DIT, ça n’est pas de recettes que je parle aujourd’hui, mais de cinéma, cinéma, de salle en salle et de ville en ville. Car le cinéma parle de bouffe, aussi, des fois. Directement, dans des films ou documentaires dédiés aux métiers de la bouche. Et indirectement, en utilisant cette même bouffe comme révélateur d’action ou de situation. C’est ce deuxième point qui m’intéresse ici, et on va commencer avec le film qui m’a le plus scotché lors de la première moitié de 2019 : Parasite, de Bong Joon-ho, Palme d’Or 2019, et film très très bien. Attention, à partir de là, ça spoile beaucoup, donc courrez voir Parasite avant de lire la suite si vous avez le divulgachage en horreur.

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Poulet sous-vide

Eh, salut, ça va ? Depuis la dernière fois où j’ai publié sur ce blog oublié de Dieu, j’ai fait l’acquisition d’un cuiseur sous-vide, et du coup, je fais le kéké parce que ça veut dire que j’ai au moins 2 ou 3 saisons de Top Chef France d’avance sur vous, vous qui jouez avec votre fumoir à foin (tas de nullos). Du coup, j’expérimente les cuissons lentes et contrôlées, les viandes juteuses et les oeufs parfaits. C’est super pour épater la galerie et ne jamais foirer certaines cuissons. J’aime cet ustensile d’amour (mais moins que le rice cooker, faut pas déconner non plus).

Bon, raconté comme ça, la cuisson sous-vide semble super gadget (d’autant plus qu’un circulateur domestique reste un ustensile onéreux), et vous avez raison dans une certaine mesure. J’aurais été très heureux dans ma vie à continuer à faire bouillir mes oeufs dans une casserole et à cuire ma viande à la poêle. D’ailleurs, si j’ai pas le temps, je fais ça. Cependant, la cuisson sous-vide permet d’explorer d’autres pistes culinaires. En contrôlant les températures de cuisson au degré près, on peut faire ressortir de nouveaux goûts et créer de nouvelles textures. En outre, certains avanceront que la cuisson sous-vide est plus saine, impliquant moins de matières grasses (si tu veux faire le plein de protéines pour bencher de ouf), sans dénaturer le goût (les aliments cuisent dans leur propre jus, sans entrée d’eau supplémentaire).

Dans tous les cas, je suis encore un bébé cuiseur sous-vide. Je m’amuse avec la cuisson des oeufs. Mais quand il s’agit de cuissons de viande, je me réfère soit à Internet, soit au bouquin Sous-vide at home, chouette livre de cuisine sous-vide (dispo uniquement en anglais pour l’heure, hélas), où on nous apprend à cuisiner une grande variété de plats, avec des astuces pratiques claires et des photos attractives. C’est là que j’ai chopé la température adéquate pour la cuisson de mon blanc de poulet.

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Coleslaw à la coréenne

Cette recette est un autre truc que j’ai appris grâce à mon ami Lionel qui est très fort, mais de son propre aveu, il l’a d’abord entendu en écoutant On va déguster. En tout cas, c’est un très bon passeur de savoirs.

L’avantage de la recette est qu’elle dure 15 minutes montre en main, qu’elle peut être pimpée comme vous l’entendez (suggestions de modif’ en fin d’article), qu’elle est assez légère, et qu’elle est très bonne. Elle peut se suffire à elle-même, ou servir d’accompagnement. Je la mange souvent accompagnée de riz, mais je l’ai également déjà servie avec des baby back ribs, et je suis sûr qu’avec un poisson blanc, ça marcherait pas mal.

Stricto sensu, ça n’est ni une coleslaw, ni coréen. J’ai appelé ça coleslaw parce que c’est une salade de chou cru, surtout. Et « à la coréenne » par ce que ce plat peut évoluer en une sorte de kimchi, si on lui laisse le temps. Mais bon, voilà, on est pas là pour se formaliser, si ce n’est sur la couleur du chou, qui doit être blanc, comme le rappelle Matty Matheson dans sa recette de lobster rolls pour Munchies.

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Naengmyeon

Le naengmyeon est une spécialité coréenne, originaire de la région de Pyongyang. Principalement consommée en été, elle consiste en un bouillon froid (généralement de boeuf) dans lequel trempent des nouilles préparées à base de farines de sarrasin, de patate douce, de blé et/ou de pomme de terre. Le plat est servi avec divers accompagnements (concombre, nashi, oeuf dur…). C’est un plat roboratif et très rafraîchissant. Au moins une chanson lui a été consacrée :

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