Tourtisseaux

Aujourd’hui, c’est Mardi Gras. Et donc traditionnellement, en Vendey, on prépare et on mange des tourtisseaux. Je dis traditionnellement alors que bon, la pratique est commune à environ toute la Fronce, vu que pendant les Gras (big up Douarnenez), on mange de la pâte frite un peu partout dans le pays. C’est beau la chrétienté unifiée. Donc par chez moi, on appelle ça tourtisseaux, mais les voisins appellent ça foutimassons, bottereaux ou merveilles. Et un peu plus loin, ça s’appellera bugnes, bougnettes ou roussettes, ou que sais-je encore. S’il existe certainement des variations régionales (qui ajoute de la fleur d’oranger, qui de l’amande, qui de la cannelle, qui des… des poires au sirop, qui des… du… des falafels ? J’en sais rien, je n’ai jamais mangé que des tourtisseaux où la seule éventuelle folie exotique c’est l’ajout de sucre vanillé donc bon), la base reste une pâte que l’on fait frire, Mardi Gras oblige. On fait bombance dans l’excès (cf. Carnaval de Dunkerque) une dernière fois avant de se mettre à la diète pendant 40 jours.

Les tourtisseaux, les beignets vendéens, sont relativement simples. J’ai l’habitude de manger ceux de la boulangerie des Halles, à La Roche Sur Yon. Mais comme je vis à Paris, c’est un peu compliqué d’aller acheter des tourtisseaux frais en Vendée. Donc : recette.

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Les meilleurs cookies du monde

C’est cette époque de l’année à nouveau, celle des frimas et du nez qui coule, celle des dîners de famille collégiaux et des pulls qui grattent, celle de… euh… des jours qui commencent à rallonger et des… et de… et de la neige ?… BREF ! C’est l’hiver, vive le vent et boule de neige et bonne année grand-mère. Pour marquer le coup, laissons les sempiternelles volailles rôties et autres bûches à la crème au beurre, pour des nourritures toutes aussi consistantes mais plus fun à préparer. Aussi vous proposé-je ici une recette de cookie incroyablement délicieuse que je dois au mensuel américain Bon Appétit. Elle a été mise au point par le rédacteur Rick Martinez, et cet homme mérite le Médaille Présidentielle de la Liberté pour services civils rendus à son pays.

Le secret de ce cookie réside dans deux ou trois petits trucs pas très compliqués qui le font passer du statut de « bon cookie » à celui de « meilleur cookie du monde ». Ces petits trucs jouent sur l’équilibre des goûts et des textures, et c’est là que se joue toute la différence. Je l’ai récemment présentée lors d’une chronique des Croissants. Mais sans plus attendre : la recette.

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Gâteau basque

La meilleure blague de ce blog, c’est sa mise à jour aussi erratique que le cours du bitcoin. J’en suis désolé, mais ainsi va la vie, qu’il en soit ainsi. Et alors que je tousse comme Arthur Morgan à m’en irriter la gorge, voilà-t-y pas qu’une nouvelle recette apparaît ! C’est un souvenir rapporté d’un récent séjour au Pays Basque espagnol, région du monde si riche en bouffe que je pourrais gloser à son propos pendant des heures. Ce qu’il faut retenir, c’est que je me suis gavé de champignons parce qu’on était pile dans la saison, et que la sensation de cèpes et bolets moelleux fondant sur la langue comme une sorte de baiser forestier, arrondis par une purée de châtaigne légèrement sucrée et relevés d’un jus chasseur très concentré , ça fait partie des expériences de manger dont je me souviendrai toute ma vie.

La cuisine basque se trouve entre mer, montagne et forêt, beaucoup de possibilités que les Basques ont su exploiter. L’ouverture océanique de la région fait que les Basques sont à l’instar des Bretons d’excellents marins. Ca se trouve, quand tu voyages dans le monde et que tu croises un Breton (tu croises tout le temps un Breton quand tu voyages ; même quand les premiers touristes spatiaux arriveront sur Mars, y’aura un foutu terrien déjà sur place pour leur parler d’une crêperie dans le vieux centre de Dinan) y’a un Basque en embuscade pas loin. Ca se trouve, dans les festivals, y’a aussi systématiquement des types avec le drapeau basque mais notre attention est tellement fixée sur le Gwenn ha Du qu’on ne s’en rend pas compte. Y’a une nouvelle conspiration à créer là : les Basques sont ceux qui tirent vraiment les ficelles de ce monde. Pas les Bretons. Ni Line Renaud.

Mais ploum ploum, les Basques, excellents marins, ils pêchent la morue jusqu’à Terre Neuve, et ils participent au commerce pas tout à fait volontaire qui se met en place entre Europe, Afrique et Amérique. Du coup, plus tôt que d’autres cultures (EUROPÉENNES, CULTURES EUROPÉENNES, HEIN), la cuisine basque intègre facilement le sucre et ses produits (mélasse, rhum…), ainsi que le maïs, dans ses préparations. Et on arrive à notre gâteau basque, qu’on appelle sur place etxeko biskotxa. Je triche un peu, parce que c’est davantage une spécialité du Pays Basque français (du Labourd, cette province occupée par l’Angleterre lorsque l’on commence une partie d’Europa Universalis IV en 1444), dont l’origine remonterait au XVIIIe siècle. Il aurait été préparé pour le première fois dans la ville de Cambo-les-Bains, où un festival lui est dédié depuis. Voici donc UNE recette (il doit y avoir autant de recettes que de familles basques), présentée pour Les Croissants il y a peu. Et puisqu’on en parle, Les Croissants ont retravaillé l’interface de l’application, l’émission se télécharge désormais automatiquement, y’a une fonction recherche et plein d’autres trucs, donc jetez-y un oeil, et aussi abonnez-vous, bon Dieu de bois !

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