Les meilleurs cookies du monde

C’est cette époque de l’année à nouveau, celle des frimas et du nez qui coule, celle des dîners de famille collégiaux et des pulls qui grattent, celle de… euh… des jours qui commencent à rallonger et des… et de… et de la neige ?… BREF ! C’est l’hiver, vive le vent et boule de neige et bonne année grand-mère. Pour marquer le coup, laissons les sempiternelles volailles rôties et autres bûches à la crème au beurre, pour des nourritures toutes aussi consistantes mais plus fun à préparer. Aussi vous proposé-je ici une recette de cookie incroyablement délicieuse que je dois au mensuel américain Bon Appétit. Elle a été mise au point par le rédacteur Rick Martinez, et cet homme mérite le Médaille Présidentielle de la Liberté pour services civils rendus à son pays.

Le secret de ce cookie réside dans deux ou trois petits trucs pas très compliqués qui le font passer du statut de « bon cookie » à celui de « meilleur cookie du monde ». Ces petits trucs jouent sur l’équilibre des goûts et des textures, et c’est là que se joue toute la différence. Je l’ai récemment présentée lors d’une chronique des Croissants. Mais sans plus attendre : la recette.

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3 recettes autour de la mozzarella

A nouveau un article lié à une chronique récente des Croissants (abonnez-vous). Une chronique qui sent l’été, les bermudas et les tongs, les siestes dans la pelouse au soleil et les grillades entre amis, l’huile d’olive et les apéros prolongés parce qu’il fait encore jour à 22h32. Bref, je parle Italie, tomates du Vésuve, basilic et accents chantants. Je parle mozzarella (mais bon, si vous avez 2 onces de jugeote et que vous avez lu le titre de cet article, vous le savez déjà – cette introduction est inutilement longue).

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Tarte fine à la rhubarbe

Ceci est un nouvel article lié à une chronique enregistrée pour Les Croissants (abonnez-vous). J’y aborde une de mes marottes du printemps, à savoir la verte et acide rhubarbe. La saison est donc celle des expérimentations pâtissières (je suis une brêle en desserts) avec un produit indulgent et délicieux. Cette recette est une interprétation perso de ces 3 recettes dessinées par Guillaume Long à l’époque où il dessinait encore sur son blog. Et comme on est là entre gens bien, apprenez comment cultiver votre propre rhubarbe :

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Cuisiner en gaspillant moins

Comme la dernière fois, cet article est lié à une chronique récente que j’ai enregistré pour Les Croissants. Cette fois-ci, le thème est centré sur la lutte contre le gaspillage alimentaire et l’utilisation au maximum des produits. Voici donc une série de recettes simples pour recycler vos épluchures de fruits et légumes, vos os de rôti, vos arêtes de poisson ou vos carapaces de crustacés.

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Poulet sous-vide

Eh, salut, ça va ? Depuis la dernière fois où j’ai publié sur ce blog oublié de Dieu, j’ai fait l’acquisition d’un cuiseur sous-vide, et du coup, je fais le kéké parce que ça veut dire que j’ai au moins 2 ou 3 saisons de Top Chef France d’avance sur vous, vous qui jouez avec votre fumoir à foin (tas de nullos). Du coup, j’expérimente les cuissons lentes et contrôlées, les viandes juteuses et les oeufs parfaits. C’est super pour épater la galerie et ne jamais foirer certaines cuissons. J’aime cet ustensile d’amour (mais moins que le rice cooker, faut pas déconner non plus).

Bon, raconté comme ça, la cuisson sous-vide semble super gadget (d’autant plus qu’un circulateur domestique reste un ustensile onéreux), et vous avez raison dans une certaine mesure. J’aurais été très heureux dans ma vie à continuer à faire bouillir mes oeufs dans une casserole et à cuire ma viande à la poêle. D’ailleurs, si j’ai pas le temps, je fais ça. Cependant, la cuisson sous-vide permet d’explorer d’autres pistes culinaires. En contrôlant les températures de cuisson au degré près, on peut faire ressortir de nouveaux goûts et créer de nouvelles textures. En outre, certains avanceront que la cuisson sous-vide est plus saine, impliquant moins de matières grasses (si tu veux faire le plein de protéines pour bencher de ouf), sans dénaturer le goût (les aliments cuisent dans leur propre jus, sans entrée d’eau supplémentaire).

Dans tous les cas, je suis encore un bébé cuiseur sous-vide. Je m’amuse avec la cuisson des oeufs. Mais quand il s’agit de cuissons de viande, je me réfère soit à Internet, soit au bouquin Sous-vide at home, chouette livre de cuisine sous-vide (dispo uniquement en anglais pour l’heure, hélas), où on nous apprend à cuisiner une grande variété de plats, avec des astuces pratiques claires et des photos attractives. C’est là que j’ai chopé la température adéquate pour la cuisson de mon blanc de poulet.

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Transmission

On est la somme de nos expériences passées. Personne ne peut se targuer de savoir un truc ex nihilo, ou alors faut être un sacré trou du cul. C’est valable pour tout : l’enseignement, évidemment, nous permet d’acquérir un bagage intellectuel et culturel ; mais notre façon d’être dans le monde est aussi conditionné par ce qu’on nous a dit, ce qu’il se passe, les personnes que l’on a rencontré. Par exemple : la cuisine. Personne n’est né avec un couteau à la main, capable de préparer une omelette ou quoi. C’est pour ça que le cuisine shaming est une pratique à la con, sauf si ça concerne ce sac à merde de Ian Miles Cheong (et associés).

Me concernant, j’ai eu la chance de grandir dans une maison où mes parents s’efforçaient de préparer à mongey quotidiennement après leur journée de taf, plutôt que de faire réchauffer des trucs tout prêt ou d’aller au restaurant. C’est comme ça que j’ai appris à faire la quiche lorraine. J’ai le souvenir d’avoir préparer ma première tarte (aux mûres) avec un de mes oncles, un été. Tous ces petits trucs m’ont formé à la cuisine. Et puis il y a ma grand-mère, Suzanne.

Elle est décédée il y a quelques semaines maintenant. Le médecin dit que c’est mieux comme ça. L’historien dit qu’aucun humain n’est immortel. Le religieux dit qu’elle est dans un meilleur endroit. Le philosophe dit que l’existence est quelque chose d’incompréhensible. Le petit-fils ne dit rien. Il pleure alors que quelques minutes auparavant il sautait comme un fou devant LCD Soundsystem. Il est désemparé parce qu’il doit écrire un message d’adieu. Il est confus parce qu’il doit porter une croix lors de la procession à l’église alors qu’il n’est même pas baptisé. Et, une fois le deuil fait, il se souvient de la cuisine de sa grand-mère. Et il va repasser à la première personne.

De fait, je n’ai pas formellement appris à cuisiner avec ma grand-mère. Comme dit au début du post, c’est l’observation du travail de ma mère et dans une moindre mesure de mon oncle qui m’ont intéressé à la cuisine. Cependant, dire qu’elle n’est pour rien dans mon intérêt pour les choses de la bouche serait également faux. D’elle, j’ai de merveilleux souvenirs de préfou, mogettes, île flottante, couscous (toute vendéenne qu’elle fut, elle préparait un merveilleux couscous), glace à la fraise ou encore fondue bourguignonne (le repas annuel de Noël – qui avec le temps se décalait plutôt en février ou en mars). Alors pour que vous découvriez un peu qui elle était – et pour entretenir sa mémoire différemment qu’en fleurissant sa tombe – voici sa recette de mogettes. La mogette, c’est le nom que l’on donne au haricot blanc qui pousse en Vendée. Et qui d’autre que Didier Barbelivien a mieux célébré ce département en chanson ? Hein ? Quoi ? MC Circulaire ? Connais pas.

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3 recettes avec 3 ingrédients

Parce qu’on a pas toujours le temps, l’argent ou les deux, et qu’on veut mongey bien bon, il est parfois salutaire d’avoir sous le coude des recettes faciles à préparer et à moindre coût. Parce que c’est pas parce qu’on est pressé et/ou pauvre qu’on doit se contenter de manger du caca aussi. Voici donc 3 recettes à l’investissement temps/argent limité mais qui ont le goût du bonheur. Bonus : elles ne comportent – dans leurs versions les plus simples – que 3 ingrédients (4 si on considère le sel comme un ingrédient à part entière – ce qu’il est, mais bon, hein, ça casse mes effets, donc cessez SVP). Le concept de ces recettes repose sur l’adage un peu facile et validé par les différents régimes politiques chinois qui ont traversé l’histoire : la somme est supérieure à l’ensemble des unités. A partir de trois ingrédients un peu plan-plan, vous pouvez faire des plats très très bons. Sur-bonus : les recettes sont végétariennes. Sur-sur-bonus : cette vidéo random (je suis en vacances/chômage, je peux pas tout le temps penser à des trucs « witty » – comme disent les américains – en adéquation avec les recettes ; et ce groupe est bien alors quoi).

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Karaage

Le karaage est un plat japonais plutôt populaire parce qu’il est simple à préparer et gras et délicieux. C’est un poulet frit. Le poulet, comme nous le rappellent les Simpsons dans l’épisode intitulé The Greatest Story Ever D’ohed, est la viande la plus tolérée par les religions du monde, c’est pourquoi de nombreuses personnes de par le monde l’aime tant. Ajoutons à cela la panure croustillante très satisfaisante, et vous aurez donc un combo breaker.

Concernant l’histoire du karaage, des recherches poussées sur Wikipedia m’informent qu’en fait, karaage désigne avant tout la technique de préparation et cuisson, et pas le plat en lui-même. J’ai passé les dernières 31 années dans le mensonge. Il existe donc des karaage de poisson, de poulpe, de bardane… Mais on s’en fout de tout ça, et on s’en fout de l’histoire de la technique ou du plat ou chaipas quoi, là ! Concentrons-nous sur le karaage de poulet, qu’on va appeler karaage tout court pour plus de simplicité.

Comme beaucoup de weabs, j’ai découvert le karaage par hasard dans des dessins animés ou sur Internet ou que sais-je. Mais comme en ce moment, je joue à Yakuza 0, voici la vidéo du premier entraînement de Saki, dans la mission Cabaret Club Czar. L’hôtesse nous y apprend que sa spécialité est le karaage. J’adore ce jeu vidéo.

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Coleslaw à la coréenne

Cette recette est un autre truc que j’ai appris grâce à mon ami Lionel qui est très fort, mais de son propre aveu, il l’a d’abord entendu en écoutant On va déguster. En tout cas, c’est un très bon passeur de savoirs.

L’avantage de la recette est qu’elle dure 15 minutes montre en main, qu’elle peut être pimpée comme vous l’entendez (suggestions de modif’ en fin d’article), qu’elle est assez légère, et qu’elle est très bonne. Elle peut se suffire à elle-même, ou servir d’accompagnement. Je la mange souvent accompagnée de riz, mais je l’ai également déjà servie avec des baby back ribs, et je suis sûr qu’avec un poisson blanc, ça marcherait pas mal.

Stricto sensu, ça n’est ni une coleslaw, ni coréen. J’ai appelé ça coleslaw parce que c’est une salade de chou cru, surtout. Et « à la coréenne » par ce que ce plat peut évoluer en une sorte de kimchi, si on lui laisse le temps. Mais bon, voilà, on est pas là pour se formaliser, si ce n’est sur la couleur du chou, qui doit être blanc, comme le rappelle Matty Matheson dans sa recette de lobster rolls pour Munchies.

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Baba ganousch

Le baba ganousch est un plat originaire d’on ne sait trop où exactement, comme beaucoup de trucs immémoriaux comme le vin et toutes ces choses. Ce dont on est sûr, c’est qu’il est originaire du Proche ou du Moyen-Orient, ce qui est aussi précis que dire qu’un événement a eu lieu au Moyen Âge.

Le baba ganousch est un plat à base d’aubergines, c’est très bon, et c’est tout ce qui compte. Notez que la recette présentée ici est une interprétation que je dois à mon ami Lionel qui est bien meilleur cuisinier que moi. Traditionnellement, le baba ganush est une sorte de purée d’aubergine avec du tahini et d’autres trucs. Là, c’est plus une salade molle et délicieuse. On peut associer les mots « molle » et « délicieuse » seulement lorsque l’on parle de cette recette de baba ganush.

En illustration de l’article, je voulais intégrer un clip de Baba O’Riley des Who, pensant naïvement jusqu’ici que le morceau s’intitulait Baba Ganush. Mais comme ça n’est manifestement pas le cas, je partage le super documentaire Crossing the Bridge – The Sound of Istanbul, qui traite des scènes musicales stambouliotes du milieu des années 2000. Parce qu’Istanbul est en Turquie, que la Turquie fait partie du Proche ou Moyen-Orient, et que j’ai pas à me justifier, merde, c’est mon blog à la fin.

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